Transparence et science

Méthodologie et fondements scientifiques

Cet outil de dépistage repose sur une méthode publiée, mesure des fonctions précises et comporte des limites connues.

Ce qu’est cet outil

MoldToxinTest est un outil de dépistage bien-être qui fonctionne dans le navigateur. Il met en œuvre deux méthodes d’évaluation validées, le test de sensibilité aux contrastes visuels (VCS) et un questionnaire structuré par groupes de symptômes. Toutes deux ont été développées et validées par le Dr Ritchie Shoemaker au cours de plus de vingt ans de recherche clinique.

Il s’agit d’un outil de dépistage, sans valeur de diagnostic. Un résultat positif signale des profils souvent associés aux maladies liées aux biotoxines et justifie un suivi auprès d’un professionnel de santé qualifié. Il ne permet de diagnostiquer ni le CIRS, ni la maladie de Lyme, ni aucune autre affection.

Le test VCS et le protocole FACT

Le test de sensibilité aux contrastes visuels proposé ici s’appuie sur le Functional Acuity Contrast Test (FACT®), mis au point par Arthur P. Ginsburg, Ph.D., et commercialisé par Stereo Optical Company. FACT est la planche utilisée dans les recherches cliniques de Shoemaker et dans le dépistage validé du CIRS partout dans le monde.

Structure du test

FormatLa planche compte 5 lignes et 9 colonnes de pastilles circulaires à réseau sinusoïdal.
Fréquences spatialesLes lignes testent 1,5, 3, 6, 12 et 18 cycles par degré (cpd).
Lignes diagnostiquesLa ligne C (6 cpd) et la ligne D (12 cpd) concentrent les déficits liés aux biotoxines.
Plage de contrasteChaque colonne baisse de 0,15 unité logarithmique (valeurs CS de 7 à 180).
Mode de réponseVous choisissez entre 3 orientations (verticale, +15° ou −15°) ou indiquez « Je ne vois pas ».
Seuil de réussitePour chaque œil, il faut atteindre la colonne 7 ou au-delà sur la ligne C (CS ≥ 90) et la colonne 6 ou au-delà sur la ligne D (CS ≥ 43).

Pourquoi les biotoxines modifient la sensibilité aux contrastes : les biotoxines font augmenter le C4a (un fragment du complément), ce qui réduit la perfusion des capillaires du nerf optique et de la rétine. Cette hypoperfusion abîme en priorité les neurones magnocellulaires, de grands neurones à conduction rapide dont les besoins métaboliques sont élevés. Ces neurones traitent les fréquences spatiales moyennes (6 à 12 cpd), celles que mesure précisément FACT. Il en résulte un déficit VCS caractéristique à ces fréquences, mesurable avant que les autres symptômes ne deviennent sévères.

Calibration de l’écran

Un test VCS fiable exige des fréquences spatiales correctes sur l’écran de chaque utilisateur. Notre étape de calibration calcule la densité de pixels (en pixels par pouce, ou PPI) à l’aide d’un objet de référence physique, le contour d’une carte bancaire. Elle estime aussi le gamma de l’écran pour restituer le bon contraste et fixe la distance de lecture à environ 45 cm, conformément au standard clinique. Une correction du gamma s’applique à chaque pastille, afin que le contraste affiché corresponde au contraste prévu, quels que soient l’âge ou les réglages de l’écran.

Méthode des groupes de symptômes

Le questionnaire applique la classification de Shoemaker en 13 groupes de symptômes. Elle est issue d’une analyse statistique de la co-occurrence des symptômes chez des dizaines de milliers de patients atteints de CIRS. Les 37 symptômes principaux ont été retenus parce qu’ils distinguent les cas de CIRS des témoins, puis répartis en 13 groupes pour maximiser la valeur prédictive.

Règles de calcul du score

Un groupe est positif dès qu’un seul de ses symptômes obtient une note de 2 ou plus en fréquence ou en intensité.

Le seuil clinique est atteint lorsqu’au moins 8 groupes sur 13 sont positifs, ce qui correspond au profil d’une maladie liée aux biotoxines.

Le score composite de chaque question correspond à la fréquence multipliée par l’intensité (de 0 à 16) et sert à suivre la charge de symptômes.

Les questions sur l’historique d’exposition (questions 52 à 55) déterminent le profil : moisissures, Lyme, post-viral ou métaux lourds.

L’association du VCS et d’au moins 8 groupes positifs atteint 98,5 % de précision de dépistage selon les données cliniques de Shoemaker de 2017.

Chaque question utilise une double échelle de Likert, avec la fréquence (de 0 à 4, de « jamais » à « toujours ») et l’intensité (de 0 à 4, de « aucune » à « invalidante »), sur les deux dernières semaines. Cette double dimension permet de suivre l’effet d’un traitement tout en conservant la logique binaire (groupe positif ou négatif) dont dépend le score à seuil.

Système de classification du risque

Niveau 1 : préoccupation faible

Le test VCS est réussi aux deux yeux, moins de 6 groupes sont positifs et aucune exposition importante n’est signalée.

Niveau 2 : préoccupation légère

Le test VCS est réussi avec au moins 6 groupes positifs, ou le VCS est limite avec moins de 8 groupes positifs, ou une exposition importante est signalée avec moins de 6 groupes positifs.

Niveau 3 : préoccupation modérée

Le test VCS échoue pour un œil, ou au moins 8 groupes sont positifs, ou le VCS est limite avec au moins 6 groupes positifs et un historique d’exposition.

Niveau 4 : préoccupation élevée

Le test VCS échoue pour les deux yeux, au moins 8 groupes sont positifs et une exposition est confirmée.

Études de référence

Les publications scientifiques et institutionnelles suivantes fondent la méthodologie de cet outil. Le rapport de l’Anses permet en outre de situer l’enjeu en France.

Sick building syndrome (SBS) and exposure to water-damaged buildings: time series study, clinical trial and mechanisms.

Shoemaker RC, House D.

Neurotoxicology and Teratology · 2006 · 28(5):573-588 · PMID : 16962741

Étude clinique fondatrice qui établit le lien entre l’exposition à des bâtiments humides et les déficits VCS. Elle a validé le VCS comme marqueur de dépistage fiable sur une large cohorte de patients.

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Detection of mycotoxins in patients with chronic fatigue syndrome.

Brewer JH, Thrasher JD, Straus DC, Madison RA, Hooper D.

Toxins (Basel) · 2013 · 5(4):605-617 · PMID : 23580077

Étude relue par des pairs qui confirme la présence de mycotoxines chez des patients souffrant de fatigue chronique et de symptômes touchant plusieurs systèmes. Elle appuie la base biologique des maladies liées aux biotoxines.

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Indoor Mold: Better Coordination of Research on Health Effects and More Consistent Guidance Would Improve Federal Efforts.

U.S. Government Accountability Office.

GAO Report GAO-08-980 · 2008 · Gouvernement des États-Unis

Rapport du gouvernement fédéral américain qui confirme l’ampleur de l’exposition aux bâtiments humides aux États-Unis. Il appelle à mieux coordonner la recherche sur les effets sanitaires, ce qui souligne l’importance de ce dépistage pour la santé publique.

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Moisissures dans le bâti. Avis de l’Anses, rapport d’expertise collective.

Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Édition scientifique Anses · 2016 · Saisine n° 2014-SA-0016, avis et rapport révisés en octobre 2016

Expertise collective de l’agence sanitaire française. Elle estime que 14 à 20 % des logements en France présentent des moisissures visibles et qualifie cette exposition d’enjeu majeur de santé publique, notamment en raison de ses effets avérés sur la santé respiratoire. Le rapport ne traite pas du test VCS. Il sert ici à situer l’ampleur du problème en France.

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Le test est gratuit, dure environ 15 minutes et ne demande aucun compte.

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